| Droits
du conjoint survivant et des enfants adultérins Une
nouvelle loi modifie profondément les règles de successions
relatives au conjoint survivant. Celui-ci est désormais
traité comme un véritable héritier sauf, bien entendu, s'il
y a eu divorce ou séparation de corps entre les époux.
Malgré cette loi la donation entre époux reste plus que
jamais d'actualité.
En effet, la loi nouvelle ne
modifie que le minimum légal alors que la donation entre
époux porte sur le maximum légal. Dés que cette loi
entrera en vigueur (une grande partie de son dispositif
étant applicable le 1er juillet 2002), la part du conjoint
survivant variera en fonction des autres héritiers en
présence.
Si le défunt laisse des
enfants qu'il a eus avec le conjoint survivant, ce dernier
recueille à son choix, soit l'usufruit de la totalité des
biens du défunt, soit la propriété du quart des mêmes
biens. Faute d'avoir pris parti par écrit dans les
trois mois de la demande d'un héritier, le conjoint survivant
sera réputé avoir opté pour l'usufruit. L'usufruit
appartenant au conjoint peut être converti en rente viagère,
s'il le souhaite ou si un héritier le demande. En cas de
désaccord le juge peut être saisi. Toutefois il faudra
toujours l'accord du conjoint survivant pour convertir
l'usufruit portant sur sa résidence principale. Cet usufruit
peut aussi être converti en un capital, d'un commun accord
entre conjoint survivant et héritiers.
Si le défunt laisse d'autres
enfants que ceux du couple (d'un précédent mariage par
exemple), le conjoint survivant n'a pas le choix et
recueille la propriété du quart des biens du défunt.
Si le défunt ne laisse pas
d'enfant et qu'il a toujours ses père et mère, le
conjoint survivant recueille la moitié de ses biens, et ses
beaux-parents l'autre moitié à raison d'un quart chacun.
Si le défunt ne laisse que
son père ou sa mère, le conjoint survivant reçoit alors
trois-quarts des biens, et laisse à son beau-père ou à sa
belle-mère le quart restant.
Si le défunt n'a ni enfant, ni
petit-enfant, ni père, ni mère, le conjoint survivant
hérite alors de tout, à l'exception toutefois des biens que
le défunt aurait reçus par donation ou succession de ses
parent dont la moitié ira aux frères et soeurs du défunt ou
à leurs enfants ou petits-enfants. Dans tous les cas le
conjoint survivant, a droit à la jouissance gratuite du
logement occupé à titre de résidence principale et du
mobilier le garnissant pendant un an à compter du décès. En
plus et sauf volonté contraire du défunt exprimée dans un
testament notarié, le conjoint survivant a, jusqu'à son
décès, un droit d'habitation sur sa résidence principale à
condition de se manifester dans l'année du décès.
Exceptionnellement si le
logement n'est plus adapté à ses besoins le conjoint
survivant peut le louer à un usage autre que commercial ou
agricole. Ce droit d'usage et d'habitation vient en déduction
de la part de succession recueillie par le conjoint survivant.
D'un commun accord le conjoint survivant et les autres
héritiers peuvent convertir ce droit en une rente viagère ou
en un capital. D'autre part la loi nouvelle donne la
préférence au conjoint survivant pour l'attribution du
logement et des meubles le garnissant lors du partage de la
succession. Enfin le conjoint survivant dans le besoin peut
réclamer une pension aux autres héritiers dans l'année du
décès.
Plus que jamais il est utile de
se préoccuper de l'avenir et d'organiser la protection de son
conjoint. Les possibilités sont nombreuses et nécessitent
une démarche active de votre part pour produite les effets
souhaités.
Renseignez
-vous auprès de votre notaire
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